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  • Image 1 de l’exposition Stand by, KiosK, Place des Augustins, Genève le 10 août 2017
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  • Image 2 de l’exposition Stand by, KiosK, Place des Augustins, Genève le 10 août 2017
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  • Image 3 de l’exposition Stand by, KiosK, Place des Augustins, Genève le 10 août 2017
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  • Image de l’exposition Starting STANDING, Place des Augustins, Genève le 24 août 2017
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  • Image 2 de l’exposition Starting STANDING, Place des Augustins, Genève le 24 août 2017
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  • Image 1 de l’événement Still STANDING, Place des Augustins, Genève le 7 septembre 2017
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  • Image 2 de l’événement Still STANDING, Place des Augustins, Genève le 7 septembre 2017
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STANDING, KiosK, Genève, 2017

STANDING prend place dans l’espace d’art indépendant le KiosK, géré par le collectif Halte, situé dans une arcade au coeur de Genève, dans le quartier de Plainpalais. Le projet se déroule durant la résidence d’été proposée par l’espace du 7 août au 10 septembre 2017. Il se décline sous la forme de trois événements ouverts au public qui visent un contact entre per- sonnes migrantes et population locale à Genève.

Le projet s’inscrit à la suite des investigations menées par Juliette Russbach sur le quotidien des réfugiés dans sa ville. STANDING est pensé sous la forme d’un processus de travail collaboratif réalisé avec un groupe de personnes migrantes principalement issu du foyer Frank-Thomas aux Eaux-Vives. Tout au long de l’été ont été organisées plusieurs activités autour du foyer, telles que des repas, des projections de films ou encore la construction d’un terrain de pétanque, offrant des occasions de rencontre, jusqu’aux possibilités d’échanges. Une triangulation entre producteurs, sujets et spectateurs s’engage dans un aller-retour de perception de l’autre. Ce qui se montre, ceux qui le génèrent, les rôles qui se dédoublent ou s’inversent, quelle place pour qui ou pour la photographie documentaire forment le point pivot des réflexions engagées.

Stand by 10 août 2017 – Le premier événement présente Stand by, une série de photographies réalisées par Juliette Russbach. Elle est le résultat de 8 mois de prises de vue dans un abri pour migrants de la Protection Civile des Trois-Chênes à Genève qui ferme soudainement quelques mois auparavant.

Cette série délivre un stade d’observation qui pose un regard teinté, celui d’une photographe sur l’environnement d’un groupe de réfugiés. L’événement propose une première rencontre autour de ces images pour délier une prise de parole autour des notions de point de vue, d’angle, de portée et d’évocation en mettant en écho sujets et regardeurs.

Starting standing 24 août 2017 – L’accent se déplace et s’accroche sur les protagonistes. Le deuxième événement dévoile le lancement du compte Instagram « Standing_project », géré et alimenté par des personnes migrantes résidant à Genève. Ce champ virtuel illimité, indéterminé dans le temps et dans l’espace offre un espace ouvert et spontané qui leur est entièrement dédié. A des fins de diffusion, dans le but d’accroître la visibilité de ce qu’ils produisent et en réponse à l’ancienne vocation de l’arcade, les vitrines du KiosK sont entièrement recouvertes par le nom du compte Instagram et des cartes de visite sont distribuées, dans un visuel conçu par le graphiste Guillaume Zwaan.

En parallèle une autre expression se diffuse dans l’air, elle aussi immatérielle mais éphémère, avec un concert du groupe érythréen Kabana Nabakum. Il permet d’accueillir, de manière festive et par un rapprochement de corps physiques, le lancement du compte Instagram.

Still STANDING 7 septembre 2017 – La résidence d’été se clôt par une double exposition.
A l’entrée de l’espace circule de main à main un i-pad pour naviguer sur le compte Instagram. Exposition virtuelle, permanente et en constante évolution, les images sont discutées dans un saut hors du rythme d’internet.
Dans une idée de zoom à l’intérieur d’une vision globale et collective, Elie Daif est invité à ex- poser ses photographies. A travers lui, c’est le regard d’un Syrien arrivé à Genève en 2015 qui s’établit au sein du KiosK et qui fait état de la trajectoire d’un parcours, à travers des clichés qu’il a amassés depuis son arrivée en Suisse.

L’expérience, tirée du projet STANDING, est une tentative de tendre un pont entre les ré- alités des habitants d’une même ville qui peinent à s’appréhender mutuellement. Entre et pendant les événements ponctuels, des prises de contacts ont pu émerger. Certains clichés – eux-aussi images – ont pu être déjoués, discutés et parfois rejoués. Le compte Instagram, flux constant qui ne connait pas de fin, est toujours activé aujourd’hui mais a cessé d’être alimenté, le laissant en suspend et faisant étrangement écho à la série initiatrice Stand by. La réflexion entamée est alors toujours en flottement et questionne autant notre capacité à faire perdurer des liens que les traces qui en résultent.

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